Étudier aux États-Unis ou au Canada après son bac+3

Publié en février 2023, mis à jour le 10 octobre 2026. Les informations ont été vérifiées auprès des sources officielles citées en fin d’article.

Destination prisée : l’Amérique du Nord

Vous avez un caractère autonome et indépendant ? Les études supérieures aux États-Unis ou au Canada peuvent vous tenter. Après un master, on souhaite souvent entrer vite dans sa profession et s’installer. Étudier à l’étranger ne veut pas dire qu’on ne rentrera pas. Mais beaucoup espèrent trouver un travail dans leur filière, et peut-être immigrer. Sur ce point, le Canada et les États-Unis sont très différents.

Ce qu’il faut savoir

Les visas étudiants

Aux États-Unis, il existe trois types de visas étudiants :

  • Le visa F-1 : pour les étudiants qui paient leurs propres frais et suivent un programme académique dans une université ou un college (à ne pas confondre avec le collège français).
  • Le visa M-1 : pour les étudiants qui paient leurs propres frais et suivent une formation professionnelle dans un établissement spécialisé.
  • Le visa J-1 : pour les visiteurs d’échange. Il concerne les étudiants en séjour court et ceux qui valident des crédits pour leur établissement d’origine, lors d’un échange par exemple. Il est aussi délivré aux boursiers Fulbright (en anglais), un programme de bourses du gouvernement américain.

(Voir aussi la liste de toutes les catégories de visas américains.)

Ce qui a changé récemment aux États-Unis (au 10 octobre 2026)

  • Suspension de visas par nationalité. Depuis le 1er janvier 2026, une proclamation présidentielle suspend l’entrée des ressortissants de 19 pays. Elle suspend aussi les nouveaux visas F, M et J pour les ressortissants de 19 autres pays. Les visas déjà délivrés ne sont pas annulés. D’après le Département d’État (mis à jour le 2 février 2026) :
    • Tous les visas suspendus (19 pays) : Afghanistan, Birmanie, Burkina Faso, Tchad, République du Congo, Guinée équatoriale, Érythrée, Haïti, Iran, Laos, Libye, Mali, Niger, Sierra Leone, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, Syrie, Yémen. Cela vaut aussi pour les documents de voyage de l’Autorité palestinienne.
    • Visas étudiants F, M et J suspendus (19 pays) : Angola, Antigua-et-Barbuda, Bénin, Burundi, Côte d’Ivoire, Cuba, Dominique, Gabon, Gambie, Malawi, Mauritanie, Nigeria, Sénégal, Tanzanie, Togo, Tonga, Venezuela, Zambie, Zimbabwe.
    • Des exceptions existent, par exemple pour les doubles nationaux qui voyagent avec le passeport d’un pays non concerné.
  • Réseaux sociaux vérifiés. Les demandeurs de visas F, M et J doivent rendre leurs profils publics pour que le consulat puisse les consulter.
  • Durée de séjour. Une règle devait remplacer le séjour étudiant ouvert (« duration of status ») par une durée fixe. Un tribunal fédéral l’a bloquée en septembre 2026, et le gouvernement a fait appel.
  • Travail pendant les études (CPT). Le stage CPT doit désormais être obligatoire pour obtenir le diplôme, et plus seulement lié au domaine d’études. Des universités contestent cette règle en justice.
  • Travail après le diplôme (OPT). Une proposition du 8 octobre 2026 ferait payer 70 000 $ aux écoles avant de recommander un étudiant pour l’OPT. Ce n’est qu’une proposition pour l’instant.

Ces règles changent souvent. Suivez chaque changement officiel, daté et sourcé, sur la page Latest changes (filtre « United States »), et l’actualité sur Latest news. Ces pages sont en anglais pour l’instant.

Les démarches

Pour les deux pays, il faudra faire une demande de visa étudiant. Aux États-Unis, le plus courant est le visa F-1. Il s’obtient avec le formulaire I-20, délivré par une école certifiée.

La « paperasse » peut faire peur au début, mais elle est inévitable : il faut se lancer. Pour les États-Unis, c’est l’ambassade américaine qui délivre le visa et fait passer les entretiens.

Mais d’abord, il faut être admis dans un programme. Pendant le processus, vous utiliserez le portail SEVIS. C’est par ce portail du gouvernement américain que vos informations personnelles sont transmises. Vous y suivrez aussi votre dossier.

Chaque pays a son site d’ambassade américaine : trouvez le vôtre sur usembassy.gov. Attention : depuis le 1er janvier 2026, les ressortissants du Burkina Faso ne peuvent plus obtenir de visa américain, y compris étudiant (voir la liste ci-dessus). Les exceptions et les mises à jour sont sur la page du Département d’État, et chaque changement est suivi sur Latest changes. Consultez toujours les sites officiels ! Ils sont moins attrayants que les blogueurs, les instagrameurs et les youtubeurs, mais ils sont mis à jour régulièrement. Fiez-vous aux sources du gouvernement et des écoles.

Beaucoup de blogs diffusent de l’information pour obtenir des clics. Diplonaut n’est pas sponsorisé : aucune école ni aucun agent ne peut payer pour y apparaître. Il y a des gens honnêtes partout, mais restez prudent avec les ressources sur les études à l’étranger. Les arnaques sont nombreuses, surtout en dehors des États-Unis et du Canada.

Pour le Canada, tout est expliqué sur la page Permis d’études d’IRCC, en français. Pour les États-Unis, voici le site du gouvernement (en anglais seulement).

Le programme d’études

Le choix du programme est décisif. L’admission est assez compétitive, mais certaines écoles cherchent à accueillir plus d’étudiants étrangers. Elles sont parfois dans des villes moins connues, avec un enseignement de grande qualité et une vie de campus agréable. Certains étudiants étrangers reçoivent même des bourses : EducationUSA, le réseau de conseil du Département d’État, explique comment les chercher (en anglais).

Les filières les plus populaires sont l’ingénierie, le management, le commerce, les mathématiques et l’informatique. Viennent ensuite les sciences sociales, la physique, les sciences de la vie et de la terre, les arts et arts appliqués, la santé, l’anglais intensif et les sciences humaines.

L’équivalence de votre licence

Pour entrer en master (« graduate » en anglais), il faut l’équivalent d’un « bachelor ». Aux États-Unis, le bachelor prend généralement 4 ans. Si vous faites évaluer votre licence (bac+3), il y a des chances qu’elle soit jugée équivalente à un bachelor.

Au Canada, en revanche, il existe deux types de bachelor : en 3 ans et en 4 ans. Pour entrer en master, la plupart des universités canadiennes demandent celui de 4 ans : vérifiez les conditions de chaque programme. Le Québec a son propre processus : pour un programme de plus de six mois, il faut un Certificat d’acceptation du Québec (CAQ) en plus du permis d’études fédéral, sauf exceptions (gouvernement du Québec).

Ressources sur les bourses d’études → IIE

Sources officielles

Vérifiées le 10 octobre 2026. Diplonaut n’est affilié à aucune école, aucun agent ni aucun organisme d’évaluation.


Commentaires

Une réponse à « Étudier aux États-Unis ou au Canada après son bac+3 »

  1. […] Notre guide pour candidater aux États-Unis détaille les étapes, et vous pouvez consulter un exemple de fiche de contexte. Pour une vue plus large des études après un bac+3, lisez aussi Étudier aux États-Unis ou au Canada après son bac+3. […]

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